« Je lève les yeux vers les montagnes : d’où le secours me viendra-t-il ?
Le secours me vient du Seigneur qui a fait ciel et terre
Psaume 120
Ceux qui conduisent les troupeaux disent que les bêtes sentent l’appel de la montagne à la saison. C’est l’instinct des verts pâturages et de la liberté.
En bénissant ces troupeaux, c’est toute l’activité pastorale qui est bénie : bêtes, éleveurs, fermes, filières économiques as-sociées, montagne et bergers.
Bénir, c’est dire du bien et demander du bien.
Bénir, c’est valoriser toute cette filière de vie si chère à notre Couserans et pourtant si fragile aujourd’hui. Bénir c’est de-mander une protection aussi, car au-delà de cette belle image bucolique, la réalité du terrain peut être plus rude à vivre. Bénir, c’est faire état de la bonté d’un Dieu d’amour qui a créé ce monde par amour et qui nous invite à y être heu-reux. Bénir c’est manifester que nous sommes appelés à cette bonté les uns avec les autres. Merci à vous organisa-teurs des transhumances sur le Couserans de nous inviter à venir participer a ces évènements et de nous permettre de faire ce pour quoi nous sommes faits : bénir. Saviez-vous que tous nous sommes faits pour ça? Pas seulement les prêtres ou les diacres, mais chacun de nous. Créés à l’image du Dieu bon nous sommes bon nous aussi ! Dans la récente fête de la Pentecôte, nous avons célébré la venue du Saint Esprit d’amour sur les disciples qui les faits témoins de son amour pour le monde. Il ne reste qu’à mettre cela en oeuvre. Dire du bien des autres, voir le bien chez les autres plutôt que le mal, chasser la peur de l’autre parce qu’il est différent, inconnu, venu de loin (à l’extérieur du Couserans!) ou dont les idées sont différentes des nôtres, ne serait-ce pas prendre à notre compte le commandement d’amour du prochain?
Bon chemin de transhumance à chacune et chacun, derrière les troupeaux ou pas, en montagne… ou pas.




































































