Souvenir du pèlerinage en Terre Sainte

La Galilée

Monastère-St-George-de-Koshiba

Après notre première messe célébrée en plein air, près du Lac de Tibériade, nous faisons aujourd’hui l’ascension du Mt-Thabor (588m). Depuis ce sommet, mentionné dans les trois religions monothéistes et qui « ressemble à un autel » installé dans la plaine de la basse Galilée, la vue est splendide. Nous montons, en taxi, par petits groupes, parmi une foule innombrable de pèlerins, pour assister à la messe célébrée dans la basilique de la Transfiguration, construite en 1924.
Une rencontre au sommet, de la plus haute importance, s’est tenue au Mt THABOR, carrefour de l’Ancien et du Nouveau Testament : «  Jésus monta sur une haute montagne ; il emmena Pierre Jacques et Jean.  Pendant qu’il priait l’aspect de son visage devint autre et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante. Deux hommes s’entretenaient avec lui : c’était Moïse et Elie. » (Luc 9)
Moïse, représentant de la Loi et Elie, que nous avons déjà rencontré au Mt-Carmel, représentant les prophètes, viennent encourager Jésus pour l’épreuve qui l’attend : « ils parlaient de son départ qui allait s’accomplir à Jérusalem ». Cette manifestation divine – les vêtements blancs, la lumière intense, et surtout une Voix sortie de la nuée – prépare aussi les disciples : « Celui-ci est mon Fils bien-aimé ; en qui je trouve ma joie : écoutez-le ! »(Mathieu 17,1-9). Jésus rajoute ses conseils : «  Ne parlez de cette vision à personne avant que le Fils de l’homme soit ressuscité d’entre les morts »
Les disciples ne comprennent pas tout mais ils sont préparés aux événements futurs et à leur mission. « Quel privilège ce fut pour Pierre, Jacques et Jean, d’être témoins du merveilleux monde divin de Dieu, dans lequel ils virent le passé, le présent et le futur, le tout en un clin d’œil. Ils virent les grands prophètes Moïse et Elie et le Fils de Dieu dans une armure éblouissante qu’il porterait jusqu’à la fin des temps. Là où ils étaient, ils avaient un rôle à poursuivre dans le présent. Les trois disciples devaient accomplir le commandement de Dieu en l’écoutant ; alors seulement ils deviendraient de vrais témoins, partageant la gloire du Fils. »(1)

La Judée

Monastère-sur-le-Mt-de-la-Quarantaine

Nous descendons vers le Sud, la Cisjordanie et le désert de Judée pour rejoindre la Mer Morte et Massada. On passe très vite de la Galilée verdoyante au désert de la Samarie et de Judée, en longeant le Jourdain. Nous découvrons une région montagneuse aride avec de nombreuses grottes. Nous passons tout près de celles de Qumram où furent découverts les manuscrits de la Mer Morte.
Nous apercevons quelques troupeaux de chèvres et de grandes étendues de palmiers dattiers, le long de la route.
Avant de nous baigner dans la Mer Morte (400 m au dessous du niveau de la mer), nous montons, par un téléphérique à Massada.
Massada : Haut Lieu historique, inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco en 2001. C’est un plateau qui surplombe la Mer morte où nous découvrons des vestiges archéologiques du palais d’hiver du Roi Hérode (37-4 av J.C), qui laissent entrevoir de confortables et luxueuses installations : réseau hydraulique, citernes, bains, columbariums etc..
Ce plateau aux flancs escarpés fut le dernier refuge des Juifs qui menèrent la Grande Révolte contre les Romains (66-74 après J.C)
L’historien du 1er siècle Flavius Josèphe relate, dans la « Guerre des Juifs », l’épilogue de la Grande Révolte à Massada : la Xème Légion romaine, venue de Jérusalem encercla, avec 8000 hommes, ce bastion où s’étaient réfugiés 963 Juifs, hommes, femmes et enfants. Le siège dura plusieurs mois et lorsque les soldats romains réussirent à faire une brèche dans le rempart, les assiégés s’étaient donné la mort, sauf deux femmes et cinq enfants cachés dans les citernes et qui auraient ensuite raconté aux Romains ces événements tragiques,  symbole aujourd’hui de la résistance et de « l’identité culturelle juive ».
Après un petit bain dans la Mer Morte et quelques achats de sels aux vertus cosmétiques et thérapeutiques nous arrivons à JERICHO, la nuit tombée ; c’est la ville la plus basse du monde (300 m au dessous du niveau de la mer) et une des plus anciennes ; c’est aussi une oasis au cœur du désert de Judée.
C’est près de là que Jésus va guérir l’aveugle Bartimée. C’est aussi la ville de Zachée, ce collecteur d’impôt qui est monté sur un sycomore, simplement pour voir ce Jésus, qui attire les foules, guérit les malades et qui est de passage dans sa ville. Jésus le remarque, il va le choisir, lui le pécheur pour lui demander l’hospitalité ; Zachée accepte, va l’écouter et se convertir…
Dans les deux cas, la foule fait obstacle, à l’aveugle, méprisé et gênant et à Zachée, mal aimé et empêché de voir. Jésus rendra la vue au premier et changera le regard du second, sur le monde.
Le lendemain matin, nous découvrons JERICHO, en pleine lumière….
(à suivre)
Marie-Claude
(1) Peter SABELLA « Fermé pour rénovation. Sur le Chemin d’Emmaüs. Un guide spirituel de la Terre Sainte vers un pèlerinage permanent» (2019)

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