Ariège Catholique
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Petit Retour sur la journée nationale de prière à Celles

29/03/2022

Déroulé de la prière du 20 Mars à Celles avec les témoignages, les prières et les chants dans le cadre de la journée nationale de prière pour les personnes victimes de violences et agressions sexuelles et d’abus de pouvoir et de conscience au sein de l’Église.

Présentation de la démarche sur l’esplanade de la chapelle

Présentation devant la chapelle de Notre-Dame de Celles
Mot d’accueil de la part du Diacre, François Prieu

Chers tous,

Merci pour votre présence. Nous avons accepté chacun de venir jusqu’ici pour participer à cette journée nationale de prière pour les personnes victimes de violences et agressions sexuelles et d’abus de pouvoir et de conscience au sein de l’Église.
Rien que l’énoncé du titre nous accable profondément car derrière ces mots égrenés, comme une litanie de malheurs, se tiennent cachées de nombreuses victimes, enfants et adultes, avec leur visage unique, leur histoire unique, leur souffrance unique, qui renvoie à des dominations, des humiliations, des mensonges, à des emprises psychologiques, à des abus, des esclavages lancinants, à des caresses vénéneuses, à des outrages déguisés en douceurs, à des viols, à des crimes.
Litanie hideuse qui distille la détresse et la mort. Mais révèle aussi le déni effrayant de leur état de victime, de l’indifférence à leurs cris d’une institution qui est notre Église…
Honte terrible sur l’Église dont la mission première est d’annoncer l’amour sauveur de Dieu, dans le respect infini de toute personne…
C’est à crier de colère, c’est à pleurer de honte… C’est hélas, une des choses terribles que craignait Jésus : que la maison du Père devienne une caverne de bandits…
Lire les témoignages qu’a collectés la CIASE, la commission indépendante des abus sexuels dans l’Église, est comme une descente aux enfers où l’on voit le démon œuvrer à détruire la dignité des êtres, créés à l’image de Dieu, qu’ils soient victimes ou bourreaux.
 
Alors comment rejoindre toutes ces personnes victimes sans paraître les contraindre à entrer dans cette décision de l’Eglise de prier pour elles aujourd’hui ?
Nous nous sentons très pauvres. Qui sommes nous pour faire cela ?
Nous sommes des hommes et des femmes, des chrétiens, qui refusent que le Saint Nom de Dieu soit associé aux œuvres des ténèbres, à la destruction des êtres… Nous voulons que le Saint Nom de Dieu soit un baume de joie éternelle, de guérison, de communion entre tous ! Être là, c’est déjà comme un engagement de ne plus accepter l’inacceptable ! A être des veilleurs. Oui nous affirmons, sur la parole du Christ, que chacun rendra des comptes devant son redoutable tribunal !
Nous ne pouvons nier que les responsables de l’Église ont commencé un chemin de conversion, en découvrant les souffrances infligées et leur dissimulation. Mêmes si cela peut paraître toujours un peu hypocrite, un chemin s’est ouvert à travers les différentes étapes, comme la création d’une commission indépendante, la reconnaissance des abus et des crimes, la demande de pardon, les actes de réparation et de transformation de nos fonctionnements… ce chemin est difficile. C’est un chemin douloureux, un chemin de purification, qui doit se poursuivre.
 
Dans cette démarche de prière, nous ne désirons, surtout pas, mettre la main sur ces personnes victimes, sur leur histoire… Nous voulons nous approcher humblement, tout simplement pour les rejoindre et leur dire que nous comprenons, que nous sommes là… par amitié… Leur dire que la communauté du Christ, doux et humble de cœur, c’est aussi nous.
Leur témoigner par notre prière que nous désirons un chemin d’apaisement pour leur cœur et leur corps blessés…
Oui que cette prière que nous faisons aujourd’hui, nous engage tous à la conversion, personnelle et communautaire.
 
C’est la raison pour laquelle ce lieu a été choisi car ici se trouve une source vive, près de laquelle s’est manifesté la Vierge Marie il y a plus de 3 siècles, pour lancer un appel à la conversion, suite aux mauvaises actions des villageois. Cette source a été le signe de nombreuses guérisons, particulièrement des guérisons des yeux.
Si nous le souhaitons, nous allons y aller ensemble, pour y laver nos yeux afin qu’ils voient la souffrance des victimes que l’on cache, laver nos oreilles pour entendre la douleur de nos frères et de nos sœurs et laver nos bouches pour libérer la vérité et les paroles de consolation, afin de faire de nous tous les artisans du renouveau de l’Église.

Procession à la fontaine
Témoignage de Marie
Évangile de Jésus Christ selon St Matthieu     18,1-10

À ce moment là, les disciples s’approchèrent de Jésus et lui dirent :
« Qui donc est le plus grand
dans le royaume des Cieux ? »
     Alors Jésus appela un petit enfant ;
il le plaça au milieu d’eux,
     et il déclara :
« Amen, je vous le dis :
si vous ne changez pas
pour devenir comme les enfants,
vous n’entrerez pas dans le royaume des Cieux.
     Mais celui qui se fera petit comme cet enfant,
celui-là est le plus grand dans le royaume des Cieux.
     Et celui qui accueille un enfant comme celui-ci en mon nom,
il m’accueille, moi. »
     Gardez-vous de mépriser un seul de ces petits,
car, je vous le dis, leurs anges dans les cieux
voient sans cesse la face de mon Père qui est aux cieux.Matthieu 18:1-5, 10

Témoignage de Patrick
Prière pour les victimes de violences et agressions sexuelles et d’abus de pouvoir et de conscience au sein de l’Église.
Déroulé de la prière, chants et psaumes du dimanche 20 Mars à Celles (à télécharger)

Vous trouverez plus d’information sur cette journée nationale sur le site de l’Église Catholique de France