Les rencontres européennes de Taizé en ligne – 27 décembre / 1er janvier

Fin 2020, un événement inédit à Taizé et en ligne

Comme annoncé par ailleurs, la rencontre européenne de Turin est reportée d’un an. Fin 2020, nous invitons donc les jeunes adultes de 18 à 30 ans à participer à une étape inédite du pèlerinage de confiance sur la Terre.

Du 27 décembre 2020 au 1er janvier 2021

Pour la première fois, la rencontre européenne de jeunes aura lieu … à Taizé et partout dans le monde en ligne !

Un programme sera proposée en ligne pour les jeunes de toutes les régions du monde qui souhaitent participer à cette initiative, individuellement ou en groupe. Il comprendra :

 

  • Les prières communes du midi et du soir

  • Réflexion biblique et petits groupes de partage

  • Plusieurs ateliers de réflexion chaque après-midi

  • Veillée de prière pour la paix le soir du 31 décembre

Participation et inscription

Il y a deux manières différentes de participer à cette rencontre. Vous en trouverez les détails et les modalités d’inscription sur ———- cette page.


Quelques textes pour mieux connaître Taizé :

Frère Roger

« Depuis ma jeunesse, je pense que jamais ne m’a quitté l’intuition qu’une vie de communauté pouvait être un signe que Dieu est amour, et amour seulement.
Peu à peu montait en moi la conviction qu’il était essentiel de créer une communauté avec des hommes décidés à donner toute leur vie, et qui cherchent à se comprendre et à se réconcilier toujours : une communauté où la bonté du cœur et la simplicité seraient au centre de tout. »

(Frère Roger, Dieu ne peut qu’aimer, p. 40)

L’histoire, les commencements

Tout a commencé en 1940 lorsque, à l’âge de vingt-cinq ans, frère Roger quitta le pays de sa naissance, la Suisse, pour aller vivre en France, le pays de sa mère. Il avait été immobilisé pendant des années par la tuberculose pulmonaire. Durant cette longue maladie, il avait mûri en lui l’appel à créer une communauté.

Au moment où commença la Seconde Guerre mondiale, il eut la certitude que, comme sa grand-mère l’avait fait pendant la Première Guerre mondiale, il devait sans tarder venir en aide à des gens qui traversaient l’épreuve. Le petit village de Taizé, où il se fixa, était tout proche de la ligne de démarcation qui coupait la France en deux : il était bien situé pour accueillir des réfugiés fuyant la guerre. Des amis de Lyon se mirent à indiquer l’adresse de Taizé à ceux qui avaient besoin d’un refuge.

À Taizé, grâce à un prêt modique, frère Roger acheta une maison, abandonnée depuis des années, avec ses dépendances. Il proposa à l’une de ses sœurs, Geneviève, de venir l’aider à accueillir. Parmi les réfugiés qu’ils hébergèrent, il y eut des juifs. Les moyens matériels étaient pauvres. Sans eau courante, ils allaient chercher l’eau potable au puits du village. La nourriture était modeste, en particulier des soupes faites avec de la farine de maïs achetée à peu de frais au moulin voisin.

Par discrétion vis-à-vis de ceux qu’ils accueillaient, frère Roger priait seul, il allait souvent chanter loin de la maison, dans le bois. Pour que certains des réfugiés, juifs ou agnostiques, ne soient pas gênés, Geneviève expliquait à chacun qu’il valait mieux que ceux qui le voulaient prient seuls dans leur chambre.

Les parents de frère Roger, sachant leur fils et sa sœur exposés, demandèrent à un ami de la famille, officier français à la retraite, de veiller sur eux. En automne 1942, il les avertit que leur activité avait été découverte, et que tous devaient partir sans retard. Jusqu’à la fin de la guerre, c’est donc à Genève que frère Roger a vécu et a commencé une vie commune avec ses premiers frères. Ils purent revenir à Taizé en 1944.

L’engagement des premiers frères

En 1945, un jeune juriste de la région mit sur pied une association pour prendre en charge des enfants que la guerre avait privés de famille. Il proposa aux frères d’en accueillir un certain nombre à Taizé. Une communauté d’hommes ne pouvait pas recevoir des enfants. Alors frère Roger demanda à sa sœur Geneviève de revenir pour s’occuper d’eux et devenir leur mère. Les frères accueillirent aussi le dimanche des prisonniers de guerre allemands internés dans un camp proche de Taizé.

Peu à peu quelques jeunes hommes vinrent rejoindre les premiers frères, et le jour de Pâques 1949, ils étaient sept à s’engager ensemble pour toute l’existence dans le célibat, la vie commune et une grande simplicité de vie.

Dans le silence d’une longue retraite, au cours de l’hiver 1952-1953, le fondateur de la communauté écrivit la Règle de Taizé, exprimant pour ses frères « l’essentiel permettant la vie commune ».

Frère Alois, prieur de Taizé
Frère Alois (Alois Loeser) est né le 11 juin 1954 en Bavière, puis il a vécu à Stuttgart. Ses parents étaient nés et avaient grandi dans les Sudètes, une région de ce qui était alors la Tchécoslovaquie. Il est d’origine allemande, de nationalité française depuis 1984, catholique.

Après plusieurs passages à Taizé dès 1970, il y est resté un an comme volontaire, en 1973-1974, participant à l’accueil des jeunes. Il est entré dans la communauté en 1974. Il y a acquis la formation théologique et spirituelle des nouveaux frères, et s’y est engagé pour la vie le 6 août 1978. Depuis lors il a toujours vécu à Taizé.

Comme frère, il a consacré beaucoup de temps à l’écoute et à l’accompagnement des jeunes.

Jusqu’à la chute du mur de Berlin, il a réalisé de nombreux voyages dans les pays de l’Europe centrale afin de soutenir les chrétiens de ces pays, alors sous régime communiste.

Il a coordonné pendant des années l’organisation des rencontres internationales à Taizé et des rencontres européennes dans plusieurs métropoles du continent.

Très intéressé par la musique et la liturgie, il a préparé la publication du nouveau livre de prière de la communauté « Prières pour chaque jour », et il a composé un certain nombre de chants de Taizé.

Conformément à la règle de Taizé qui prévoit que le prieur désigne son successeur, frère Roger a indiqué son nom lors du conseil des frères de janvier 1998. Il l’avait déjà discrètement choisi depuis 1978. Fatigué et très âgé, frère Roger avait annoncé à la communauté en janvier 2005 que frère Alois commencerait dans l’année son ministère.

Frère Alois est devenu prieur de la communauté à la mort de frère Roger, le 16 août 2005.

La responsabilité du prieur est de stimuler la marche en avant de la communauté et de susciter l’unité et la communion entre les frères. « Lorsque, voici très longtemps, frère Roger m’a demandé de me préparer à assumer après lui la responsabilité de la communauté, il ne m’a pas donné de directives, il ne m’a pas dit comment je devrais exercer cette charge mais il a laissé ces mots : pour le prieur, comme pour ses frères, le discernement, l’esprit de miséricorde, une inépuisable bonté de cœur, sont des dons irremplaçables. »

Frère Alois accomplit ce ministère à Taizé et aussi en visitant les frères répartis en petites fraternités au Brésil, au Bangladesh, en Corée, au Sénégal, au Kenya : « Une vingtaine de nos frères vivent dans de petites fraternités sur les autres continents. Par là, nous voulons être proches des pauvres et créer des ponts entre cultures différentes. »

Avec les frères, frère Alois continue d’animer le « pèlerinage de confiance » lancé par frère Roger voici plus de trente ans. Ce pèlerinage comporte notamment chaque année une rencontre européenne dans une grande ville du continent, et alternativement une rencontre de jeunes en Asie, en Afrique, en Amérique latine : « Poursuivant le pèlerinage de confiance sur la terre qui rassemble des jeunes de nombreux pays, nous comprenons toujours plus profondément cette réalité : tous les humains constituent une seule famille et Dieu habite chaque personne humaine, sans exception. »

Pour aider les jeunes à mieux comprendre la foi, il a publié les livres « Oser croire », dans lequel il expose l’essentiel de la foi chrétienne en commentant le sens des grandes fêtes de l’année, et « Pèlerins de confiance », où il reprend entre autres les lettres annuelles qu’il a écrites aux jeunes depuis 2006. « Si beaucoup de jeunes pouvaient mieux le saisir : la foi n’est pas en premier lieu l’adhésion à des vérités, mais une relation personnelle avec Dieu. Le centre de notre foi est le Ressuscité, présent au milieu de nous, qui a un lien personnel d’amour et de confiance avec chacun. »

Recevoir la Newsletter